Les maladies de la peau chez le chien

Toute affection cutanée peut se répercuter sur le métabolisme général. C’est pourquoi la peau et le poil sont les témoins d’une bonne santé générale et d’une bonne nutrition.  En dehors des troubles d’origine parasitaire, les alopécies et les eczémas sont souvent dus à des conditions nutritives déficientes ou des troubles hormonaux d’origine interne : c’est ainsi qu’on peut détecter des inflammations ou rougeurs plus ou moins localisées, des chutes de poil, des altérations du système pileux, dont les éléments deviennent secs et ternes, et enfin, la présence de pellicules plus ou moins squameuses.  Certains de ces troubles entraînent du prurit et des démangeaisons tout aussi agaçantes pour le chien que pour le maître.

Les dermatoses aiguës laissent apparaître des vésicules, des sérosités plus ou moins suintantes et parfois des « boutons » et des croûtes. L’animal se mordille la base de la queue et les zones érythémateuses.  Les eczémas se compliquent souvent d’infections bactériennes à staphylocoques.

Les dermatites chroniques qui traînent s’ accompagnent d’un épaississement cutané et d’une pigmentation noirâtre infiltrée.

Certains facteurs prédisposent à ces troubles :

  • les allergies diverses (à la viande de cheval, aux neufs, au poisson, au maïs, aux carottes, aux puces, voire aux shampooings ou autres savons et lotions) ;
  • les perturbations hormonales dues à une déficience des glandes reproductrices (testicules ou ovaires).

Le vétérinaire seul peut détecter si les glandes surrénales, l’hypophyse, les gonades ou les thyroïdes sont à l’origine de ces maladies.

Les déficiences du type digestif

Les déficiences du type digestif (diarrhée, insuffisance hépatique ou pancréatique, constipation) permettent d’accroître les probabilités d’apparition des eczémas, par suite de troubles de l’absorption et des phénomènes cliniques de la digestion.

L’insuffisance rénale, fréquente chez les chiens âgés, se traduit par l’apparition d’albumine dans les urines, avec soif intense, amaigrissement, fatigue. Elle s’accompagne fréquemment de perturbations irritatives au niveau de la peau.

L’alimentation

Les carences nutritives en biotine (vitamine H), en méthionine et cystine (acides aminés soufrés), en zinc, en acide gras non saturé (acide linoléique) ont des répercussions graves sur l’état du pelage.

Signalons des extraits récents d’une étude consacrée au syndrome rubrapilaire ou maladie des poils rouges. Ce syndrome cutané associe une coloration ochracée des poils à une alimentation défectueuse riche en protéines de mauvaise qualité et à de l’indicanurie. Sa fréquence représente 19,4 % des dermatoses canines.

Il est fréquent chez les sédentaires dyspeptiques et accompagne souvent un déséquilibre protéique qualitatif (viande hachée à base de déchets de boucherie, abats, rate, mamelle, oreille), bas morceaux fibreux et mal parés (flanchet, poitrine).

On doit donc éviter toutes les viandes riches en « protéines extra-cellulaires ». Le rééquilibrage de la ration se fait sur la base de 1,6 g de protéine de référence par kilo de poids métabolique en admettant un coefficient d’utilisation pratique de 0,6 pour la viande maigre dont la teneur moyenne en protéines est de 16 %.

Ceci correspond, pour un chien de 1,5 kg, à 20 grammes de protéines alimentaires au minimum, soit 125 grammes de viande maigre à 16 % de protéines.

Par viande maigre, les auteurs entendent les morceaux bien parés de collier, gîte, macreuse, langue, cœur.

A cette viande coupée en morceaux, distribuée crue, on ajoutera 400 grammes de riz bien cuit égoutté.

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